

Nous quittons les abords d’Alcácer do Sal par l’IC1 pour aborder un tronçon confortable et fluide, qui constitue une excellente transition vers le cœur de l’Alentejo littoral. La route présente deux voies larges, un revêtement en très bon état et des courbes à grand rayon qui permettent de garder un rythme constant sans le moindre effort. C’est une voie pensée pour enchaîner les kilomètres rapidement, même si le paysage invite à savourer le trajet sans se presser.
Les premiers kilomètres se déroulent entre de douces dehesas peuplées de chênes-lièges et de chênes verts, l’un des paysages les plus représentatifs de cette région portugaise. L’air arrive souvent chargé des parfums de la végétation méditerranéenne et de la terre humide, tandis que le bruit du moteur se mêle au vent qui accompagne la marche. De temps à autre apparaissent de petits cours d’eau et des zones boisées qui rompent l’uniformité de la plaine.
À l’approche du fleuve Sado, la route offre une magnifique perspective sur le vaste estuaire et sur la Reserva Natural del Estuario do Sado. Le long pont permet d’admirer cet immense espace de marais, de canaux et de rizières où il est habituel d’observer de nombreux oiseaux aquatiques. La sensation change complètement durant ces instants : l’horizon s’ouvre, l’humidité de l’air augmente et la proximité de l’eau apporte une agréable fraîcheur avant de retrouver à nouveau la terre ferme.
Une fois le pont franchi, nous continuons entre des bois épars et de douces ondulations du terrain, toujours sur un asphalte impeccable qui inspire une grande confiance. Même si le tracé ne cherche pas les fortes émotions, il permet de se détendre et de profiter de l’ampleur du paysage tandis que nous laissons définitivement derrière nous les abords de l’estuaire.
Le tronçon se termine à un échangeur où nous devons quitter l’IC1 en prenant la sortie à droite pour rejoindre la R253, en poursuivant l’itinéraire vers le tronçon suivant.

La R253 nous conduit vers la côte atlantique par une route large, à l’asphalte impeccable et au tracé très agréable pour voyager. Les courbes ouvertes et les longues lignes droites dominent, ce qui permet de maintenir un rythme régulier tandis que le paysage commence à annoncer la proximité de l’océan. Le moteur tourne sereinement et l’air gagne peu à peu en humidité, laissant derrière lui l’atmosphère plus sèche de l’intérieur des terres.
De part et d’autre apparaissent d’immenses massifs de pins parasols et de chênes-lièges, alternant avec des zones cultivées et des clairières où la végétation laisse entrevoir l’immensité de l’estuaire du Sado. Le silence de cet espace naturel n’est troublé que par le murmure du vent et le bruit constant de la moto. Le parfum de résine des pinèdes se mêle par moments à l’odeur saline venue de l’Atlantique, signe irréfutable que nous approchons de l’un des coins les plus singuliers du littoral portugais.
Sur une grande partie de l’itinéraire, nous longeons la Réserve naturelle de l’Estuaire do Sado, une immense zone humide de marais, de canaux et de rizières qui constitue l’un des espaces protégés les plus importants du Portugal. Même si la route ne s’y enfonce jamais, il est facile d’en deviner la richesse naturelle en observant les nappes d’eau et la végétation caractéristique qui apparaissent le long du parcours.
Les derniers kilomètres conservent le même caractère paisible, tandis que les pinèdes deviennent plus denses et que le relief reste pratiquement plat. On a la sensation de rouler sans effort, en profitant d’une route qui invite autant à contempler le paysage qu’à conduire.
Le tronçon s’achève à l’arrivée à Comporta, où nous atteignons une intersection en T. Là, nous devons tourner à gauche pour rejoindre la N253-1 et poursuivre l’itinéraire vers le tronçon suivant.






















