

À peine avons-nous quitté le tronçon précédent que nous continuons sur la N2, l’une des routes les plus emblématiques du Portugal, qui commence ici à afficher un caractère bien plus montagneux. Le revêtement est en excellent état et la route enchaîne de larges courbes bien dessinées qui permettent de savourer la conduite sans se presser, toujours entourés par une dense forêt d’eucalyptus et de pins.
La légère brume qui recouvre encore les pentes lors de notre vérification donne à l’itinéraire une atmosphère très particulière. Par moments, les arbres disparaissent partiellement dans le voile de brume, créant une scène presque magique qui invite à lever le pied et à profiter du paysage. Un peu plus loin, au fil de la progression, le soleil commence à percer et la visibilité s’améliore, laissant apparaître le vert intense des montagnes.
Le tracé alterne de douces montées et descentes avec des virages de rayon moyen qui épousent fidèlement le relief de la sierra. Nous trouvons à peine du trafic et la sensation d’isolement augmente à mesure que nous nous éloignons de Coimbra. C’est l’un de ces tronçons où la route semble avoir été conçue en pensant au motard.
Dans les derniers kilomètres apparaissent de petites habitations dispersées et quelque exploitation forestière, signe que nous approchons d’un nouveau village. La route perd légèrement son caractère montagneux et s’adoucit avant d’atteindre la fin du tronçon.
Le tronçon se termine par un STOP au kilomètre 33,5 de l’itinéraire, où nous devrons tourner à gauche pour nous engager sur la M522..

Nous nous engageons sur la M522 pour aborder l’un de ces tronçons qui donnent particulièrement envie de rouler à moto. La route conserve une largeur correcte et un revêtement impeccable tandis qu’elle ondule entre des forêts d’eucalyptus et de pins, enchaînant des virages constants qui épousent le relief de la sierra. Le trafic reste quasiment inexistant, ce qui permet de garder un rythme très agréable.
Durant les premiers kilomètres, nous traversons de petits hameaux comme Urgueanheira et Salgueiral, où quelques maisons apparaissent éparpillées au milieu de la végétation avant que la forêt ne nous enveloppe à nouveau. Le paysage alterne clairières, douces collines et zones d’ombre qui rendent le parcours encore plus ludique.
La route continue de dessiner un tracé très sinueux, avec des changements de direction continus et de légers dénivelés qui font de ce tronçon l’un des plus plaisants de la journée. À mesure que nous avançons, le soleil finit par dissiper définitivement le brouillard du petit matin, éclairant le vert intense de la forêt et améliorant la visibilité.
Peu avant d’arriver à Pombeiro da Beira, plusieurs virages très serrés obligent à réduire la vitesse. Si nous levons les yeux entre deux courbes, nous pourrons contempler les pentes couvertes de forêt qui entourent toute la vallée, l’un des paysages les plus caractéristiques de cette partie du centre du Portugal.
Les derniers mètres nous mènent aux abords de Pombeiro da Beira. Ici, il vaut la peine de s’arrêter quelques minutes pour admirer la Igreja Matriz de Pombeiro da Beira, le principal monument religieux de la localité, et flâner dans ses rues tranquilles, qui conservent l’atmosphère sereine des villages de l’intérieur du Portugal.
Sans nous en rendre compte, nous nous engageons sur la M523 pour continuer à profiter des routes de cette sierra portugaise.

Nous poursuivons par la M523, une route étroite et très agréable qui semble avoir été conçue pour le plaisir de conduire. Le revêtement est en parfait état et les virages s’enchaînent les uns après les autres tandis que nous avançons entre des forêts d’eucalyptus et de pins, ainsi que de petites touches de végétation autochtone qui recouvrent les versants de ce coin du centre du Portugal.
L’itinéraire traverse de minuscules villages comme Aveia et Vale Diogo, où seules quelques maisons en pierre aux toits rougeâtres viennent rompre la tranquillité du paysage. Ce sont des lieux où le temps semble s’écouler à un autre rythme, entourés de montagnes et d’un environnement résolument rural.
La route continue d’alterner de douces montées et descentes, enchaînant des courbes de rayon moyen avec d’autres un peu plus serrées, toujours avec très peu de trafic. À certains endroits, la forêt s’ouvre et permet d’admirer de belles panoramiques sur les vallées qui nous entourent, tandis que les montagnes annoncent que nous continuons à nous enfoncer dans l’une des zones les plus séduisantes du Portugal pour profiter de la moto.
À mesure que nous approchons d’Arganil, la route gagne un peu en largeur et les premières habitations dispersées commencent à apparaître avant la descente vers la localité.
Arganil est l’une des localités les plus importantes de la Serra do Açor et un excellent endroit pour faire une halte. Son agréable centre historique invite à flâner dans des rues tranquilles où se distinguent l’Igreja Matriz, la Capela do Senhor da Agonia et plusieurs maisons de maître. Il est également très recommandé de descendre vers les berges de la rivière Alva ou de profiter de l’ambiance de ses terrasses avant de reprendre la route.
Ce tronçon se termine à l’arrivée à Arganil, où nous continuerons tout droit pour rester sur la M523 en direction du tronçon suivant.

Nous quittons Arganil pour prendre la N342 en direction de Góis. La route commence par une douce descente entre les dernières maisons de la localité avant de s’enfoncer à nouveau dans un paysage dominé par des montagnes couvertes d’eucalyptus et de pins. L’asphalte est excellent et le tracé, plein de virages enchaînés, transforme chaque kilomètre en un vrai plaisir pour tout motard.
Dès que l’on quitte Arganil, il faut rappeler que cette ville est la porte d’entrée de la Serra do Açor et un magnifique endroit où s’arrêter. En plus de son agréable centre historique, on remarquera la Igreja Matriz de Arganil, la Capela do Senhor da Agonia et les proches Plages fluviales de la rivière Alva, l’une des grandes attractions naturelles de la région pendant les mois les plus chauds.
La N342 continue de serpenter sur le flanc de la montagne, alternant de petites lignes droites avec des courbes de rayon moyen et quelques épingles qui exigent de tracer avec précision. La route supporte à peine le trafic et permet de profiter pleinement du paysage, tandis que la vallée s’ouvre à plusieurs endroits en offrant de belles vues panoramiques sur la Serra do Açor, l’une des zones montagneuses les plus spectaculaires du centre du Portugal.
Tout au long du parcours, nous traversons de petits noyaux comme Vale do Corvo, Sequeiros et Ponte de Sótão, des hameaux paisibles où la vie rurale continue de donner le rythme du quotidien. Les maisons traditionnelles, les petits potagers et les forêts qui pratiquement enlacent la route transmettent l’essence la plus authentique de cette région.
Les derniers kilomètres suivent en parallèle la rivière Ceira avant d’arriver à Góis, l’une des localités les plus charmantes de toute l’étape. Cela vaut la peine de se promener dans son centre historique soigné, de traverser le Pont médiéval de Góis, de se détendre sur la Plage fluviale de Góis ou de visiter la Casa da Cultura de Góis, où une partie de l’histoire et des traditions de la ville est présentée. Ce n’est pas un hasard si Góis est une véritable référence en matière de tourisme de nature et l’une des destinations préférées des motards qui parcourent les montagnes du centre du Portugal.

Nous quittons Góis par la M543 pour nous engager sur l’un des tronçons les plus longs et les plus spectaculaires de cette étape. La route commence en accompagnant la vallée dans un tracé très fluide, enchaînant des virages de tous les rayons sur un asphalte en excellent état qui invite à savourer la conduite. Le trafic est pratiquement inexistant et le seul bruit qui rompt le silence est celui du moteur résonnant entre les versants couverts de forêt.
Pendant les premiers kilomètres, nous traversons de petits hameaux comme Cortecega, Cabrieira, Soalhinha ou Aigra, où apparaissent quelques maisons dispersées, parfaitement intégrées dans le paysage montagnard. La route ne perd jamais son caractère sinueux, alternant de courtes lignes droites avec de constants changements de direction tandis que la vallée se resserre peu à peu autour de nous.
Peu à peu, l’itinéraire commence à prendre de l’altitude en suivant le cours de la rivière Ceira, qui apparaît et disparaît au milieu de la végétation. À plusieurs endroits, nous profiterons de magnifiques panoramas sur la vallée, avec les montagnes couvertes de pins et d’eucalyptus s’étirant jusqu’à l’horizon. C’est l’une de ces routes capables de maintenir l’attention du motard à chaque mètre, combinant des virages techniques avec un paysage qui invite à s’arrêter encore et encore pour l’admirer.
En traversant le petit village de Fajão, il vaut la peine de s’attarder sur son ensemble traditionnel soigné. Tout près se trouve l’Aldeia do Xisto de Fajão, l’un des villages historiques de schiste les mieux préservés de la région, où l’architecture traditionnelle se fond dans le cadre naturel spectaculaire de la Serra do Açor.
À partir d’ici, la route continue à grimper entre des versants couverts de végétation. Les virages se succèdent sans interruption, parfaitement enchaînés et offrant une excellente visibilité, ce qui propose l’un des parcours les plus gratifiants pour tout amateur de conduite. À mesure que nous gagnons en altitude, les belvédères naturels permettent de profiter d’une perspective de plus en plus vaste sur les profondes vallées que nous venons de parcourir.
Dans les derniers kilomètres, le paysage s’ouvre enfin et la montagne dévoile toute sa grandeur. Les vues s’étendent sur des dizaines de kilomètres sur les massifs du centre du Portugal, faisant de cette fin de tronçon l’une des plus spectaculaires de toute l’étape. Au dernier croisement, il faudra tourner à gauche pour rejoindre la M508.




















